
CONFERENCE DU 22 JUIN 2000 AU COLLEGE DES MASCAREIGNES
DOMENJOD STE CLOTILDE
Bonjour !
Je me présente: Myrose MASSEAUX-CAILLET, médiateur familial
exerçant en secteur libéral, et formateur indépendant
en droit et en communication et relations humaines.
Je tiens tout d'abord à vous remercier d'avoir bien voulu m'accueillir
dans votre collège et d'accepter que je vous parle de la médiation
scolaire que je connais bien pour avoir abordé cette pratique dans
les modules que j'ai suivis lors de ma longue formation sanctionnée
par un certificat d'aptitude à l'exercice de la médiation familiale;
Autant vous dire tout de suite que la médiation familiale n'est pas
assez connue à La Réunion, bien qu'elle offre de réels
avantages pour la résolution des conflits au sein des familles en crise.
La médiation permet aux couples mariés ou non ayant des enfants
de rester parents malgré la rupture du lien conjugal ou la séparation.
Cela est très important, je dirai même primordial, pour l'équilibre
et l'avenir des enfants.
Nous aurons l'occasion d'en reparler un peu plus tard.
Il faut que je vous indique auparavant ce qui m'amène à vouloir
introduire la médiation scolaire dans un collège ou un lycée.
Ce sont mes nombreuses activités dans le tissu associatif qui m'ont
sensibilisé aux problèmes de violence exercées par les
jeunes.
Il est vrai que le phénomène de violence ne se rencontre pas
seulement que chez les jeunes, mais les adultes qui l'exercent aussi sont
des anciens jeunes.
Ma réflexion a porté sur l'idée que, pour tenter d'enrayer
le développement de la violence avec l'âge, on pourrait agir
auprès des jeunes en perte de valeurs et de modèles, quand ils
sont à l'école, au collège ou au lycée, pour les
aider à réguler leur trop plein d'énergie qui, mal canalisée,
devient de l'agressivité.
S'il existe le moindre petit espoir et le moindre petit moyen pour que la
violence recule, il ne faut pas baisser les bras même si la tâche
peut paraître immense.
Tel est le motif de ma présence parmi vous aujourd'hui.
On ne s'improvise pas médiateur même quand on croit posséder
des qualités naturelles pour le contact et le dialogue.
Le médiateur scolaire, tout comme pour les autres formes de médiation: familiale, sociale, interculturelle, judiciaire, etc acquiert des compétences par une formation qui fait appel à des techniques particulières telles que la négociation raisonnée, l'écoute active, la relation d'aide, la mutualisation et la communication duale.
Ce mode de résolution des conflits chez les jeunes par la médiation
a vu le jour dans les établissements scolaires aux Etats-Unis, et pour
cause !
La violence est la-bas à son paroxysme puisqu'une fouille systématique
de chaque élève est pratiquée à l'entrée
des établissements, y compris les écoles primaires.
Nous ne sommes pas encore là en France malgré les rackets et
autres agressions commises avec arme par des jeunes contre d'autres jeunes
et qui ont défrayé la chronique çà et la.
Confrontés à de tels agissements, certains chefs d'établissement
innovent ou transposent à l'intérieur ce qui se fait ailleurs.
En Métropole, plusieurs expériences ont été faites
à partir de 1995 et 1996 dans des cités dites à risques,
telles que les ZEP de Saint-Etienne de Rouvray, de Vénissieux et de
Saint-Priest, dans la région lyonnaise.
Je n'ai pas pu suivre jusqu'à leur terme ces expériences qui
avaient été menées avec le concours de AMELY: Association
Médiation de Lyon, mais ce que je sais, c'est qu'il fallu une volonté
commune et une détermination sans faille de toute la communauté
éducative et des parents d'élèves pour que le projet
puisse se concrétiser au sein des établissements scolaires.
La mise en place de la médiation scolaire doit être perçue
comme un processus éducatif, lequel doit s'inscrire obligatoirement
dans un projet pédagogique.
Je pense qu'il nous faut essayer de redonner à l'école, au collège
et au lycée leurs lettres de noblesse, en créant en leur sein,
à côté des lieux d'acquisition de connaissances, un espace
de socialisation.
J'étais persuadée jusqu'ici que le premier lieu de socialisation était la famille, mais je le suis moins aujourd'hui, devant, non pas la démission des parents qui font ce qu'ils peuvent, mais le manque d'aptitude de ceux-ci qui auraient besoin eux-mêmes d'être pris en charge. Je ne parle pas seulement d'une catégorie de parents qu'on dit maltraitants mais de tous ceux qui "maltraités" par la société, sont maladroits à l'égard de leurs enfants dans l'exercice de leurs tâches éducatives. Nous laissons le soin aux travailleurs sociaux de les aider à surmonter leurs difficultés.
Pour ce qui nous concerne, il suffit de quelques parents responsables et volontaires qui apporteraient leur contribution à la mise en place du projet.
Comment va-t-on procéder ?
Par une formation de l'équipe éducative pendant quelques heures chaque semaine tout au long de l'année, ainsi que par la formation d'élèves médiateurs selon le même principe.
Comme pour la médiation familiale, ce sont les mêmes techniques,
à savoir, amener des élèves en conflit à trouver
eux-mêmes, avec l'aide d'un autre élève médiateur
les bases d'un accord durable tout en gardant la relation à l'autre,
dans le but d'éviter que le travail scolaire n'en pâtisse et
de rendre le climat de la vie scolaire plus serein.
Il s'agit donc de travailler sur les intérêts communs.
Il est évident que tout le monde y gagnera, aussi bien les enseignants
que les élèves.
A mon sens, il est très important que la médiation en milieu
scolaire, contrairement au modèle disciplinaire, repose non pas sur
l'opposition d'intérêts ou la sanction, mais sur d'autres principes
tels que la confiance, la recherche du consensus et du compromis.
Comme dans la médiation familiale où le médiateur doit toujours avoir à l'esprit le "cadre légal", la médiation scolaire ne peut se dérouler que dans un cadre, celui du règlement de l'établissement établi par la communauté éducative.
Je vous livre telles quelles des exemples de réticences soulevées
par certains enseignants lors de la mise en place de la première expérience
en France métropolitaine.
Ils craignaient en effet :
- de perdre un peu de leur pouvoir en le déléguant aux élèves
médiateurs.
- Que ces élèves médiateurs se transforment en caïds.
Ces craintes ont cependant bien vite disparu lorsque ces enseignants se sont rendu compte combien il était avantageux à ne plus avoir eux-mêmes à gérer et à régler les petits litiges entre élèves, combien il était remarquable de constater que les "fortes têtes" devenaient responsables.
Ce qui est sûr, c'est que ces élèves médiateurs, désignés par leurs pairs, doivent pouvoir recourir à des personnes ressources en fonction de l'importance du conflit. Ces personnes ressources peuvent être un enseignant, un parent d'élève ou encore un agent du lien social, elles-mêmes préalablement formées aux techniques de médiation.
Je pense que la légitimité de l'intervention des médiateurs ne se décrète pas mais s'acquiert sur le terrain, car plus on s'élève dans les tranches d'âge, plus la défiance des élèves à l'égard de leurs pairs "gestionnaires" des conflits va augmenter.
Je suis persuadée que le recours à la médiation scolaire ne pourra que donner des résultats satisfaisants tout comme je suis convaincue du bien-fondé de la médiation familiale qui aide les couples à désamorcer leurs conflits.
Pour moi, la violence de nos jeunes est l'expression d'une souffrance qui
n'est pas suffisamment ou pas du tout entendue par les adultes.
La jeunesse souffre d'une étiquette collée à sa peau
à cause de son comportement ou son apparence qu'elle renvoie par :
- des incivilités
- un vocabulaire détourné
- une tenue vestimentaire indéfinissable.
Nous adultes nous devrions nous donner le temps d'écouter cette souffrance
afin que ces jeunes trouvent le moyen, si petit soit-il de cesser de nous
faire peur :
- peur d'être agressé
- peur de laisser notre véhicule sur le parking
- peur de se faire cambrioler etc
Toutes ces peurs nous polluent l'existence.
N'oublions pas que ce sont les jeunes d'aujourd'hui qui feront la société
de demain, et si tout le monde rêve d'une société plus
sécurisante, il est temps de se mettre au travail.
Je ne veux tirer sur personne, mais j'ai l'impression que les décideurs
actuels se contentent de l'existant en évitant le pire grâce
à des emplois sans pérennité et à des subsides
qui ne font que maintenir les jeunes dans un état de dépendance
et de médiocrité, en contrepartie d'une paix sociale "artificielle".
En tant que travailleur social, je pense que le problème doit être
abordé à tous les niveaux, c'est à dire dans la famille
qui est le premier lieu d'éducation de l'enfant par le biais de la
médiation familiale, dans la cité scolaire qui est à
la fois, je l'ai déjà dit, un lieu d'acquisition de connaissance
et de socialisation, par le biais de la médiation scolaire, dans le
quartier qui est un lieu d'intégration, par le biais de la médiation
sociale.
Si tout cela est fait en harmonie et dans la continuité, l'école
de la citoyenneté pourra peut-être voir le jour.
L'état des lieux actuel ne doit pas nous empêcher de croire à
cette réalisation.
Que chacun de nous commence déjà, quelque soit le niveau où
on se trouve, à faire l'effort, non pas de changer les choses, cela
tiendrait du miracle ! mais tout simplement de les améliorer.
Avant de conclure sur ce chapitre, je vous dirai que nous ne sommes pas obligés
de plagier les expériences déjà faites en Métropole
concernant la médiation scolaire.
C'est l'occasion de profiter de nos spécificités locales bonnes
ou mauvaises pour mettre en uvre notre esprit de créativité,
puisque tout est à inventer ici, et de faire preuve d'originalité.
Vous connaissez mieux que moi le comportement des élèves dans
votre établissement pour trouver ce qu'il convient de faire pour l'introduction
de la médiation scolaire.
Cela entraînera forcément une évolution des mentalités
et provoquera des changements de comportement, et pas seulement chez les élèves.
C'est un projet qui me tient à cur et si vous me donner l'occasion
de le réaliser, je suis prête à vous apporter des suggestions
et mon savoir- faire.
Mais avant de répondre à vos questions, je souhaiterais vous
éclairer un peu plus sur la médiation familiale dont j'ai fait
mon activité professionnelle principale.
Cela vous permettra de me connaître un peu mieux.
J'ai travaillé dans une association socio-juridique pendant 26 ans
comme responsable d'un service chargé de suivre les procédures
et l'exécution des décisions de justice rendues plus particulièrement
dans le domaine du droit de la famille.
C'est dire que j'ai été pendant toutes ces années en
contact avec des centaines de familles en crise dont les membres pensaient
pouvoir faire régler d'un coût de baguette magique leurs difficultés
relationnelles par les tribunaux. Ma tâche était de faire prendre
conscience à ces personnes que les solutions devaient venir d'elles-mêmes
et que le rôle du juge était d'examiner les prétentions
et de dire quelles mesures s'appliqueraient.
J'intervenais ensuite dans la phase post-jugement pour régler les difficultés
dans l'exécution des mesures: paiement de la pension alimentaire, fixation
de la résidence des enfants, exercice de droit de visite etc.
C'est ainsi que j'ai développé mes qualités de négociateur;
En 1993, je m'inscris à la toute première session de formation
de médiateurs familiaux organisée à La Réunion.
J'ai eu la chance de voir ma candidature retenue en même temps que celle
d'une vingtaine d'autres personnes venant du secteur social.
Cette formation, dispensée par l'Institut Européen de Médiation Familiale pendant 18 mois sous forme de modules, très riches et très denses en enseignement et en pratiques, tels que les techniques de communication, la programmation neurolinguistique, la sexualité, le droit de la famille, la gestion des conflits etc a été sanctionnée, après la soutenance d'un mémoire ( la médiation familiale au pays de l'arc en ciel ) par un certificat d'aptitude à exercer la médiation familiale en matière de séparation et de divorce.
Cette méthode de résolution des conflits intra-familiaux est née aux Etats-Unis, s'est développée au Canada à partir de 1970 avant d'être introduite en Europe : Angleterre, Belgique, France et Italie dans le milieu des années 80 par des travailleurs sociaux en recherche d'évolution professionnelle.
D'abord pratiquée de manière empirique comme un nouvel outil
améliorant la pratique professionnelle traditionnelle, la médiation
familiale devient peu à peu une activité à part entière
avec l'émergence d'une nouvelle profession qu'est le médiateur
familial.
J'en ai fait mon principal métier, et je suis, pour l'instant, le seul
médiateur familial indépendant de La Réunion.
Sans être allé jusqu'à la rendre obligatoire pour régler
tout litige familial comme au Canada, le législateur français
a introduit en 1995 la médiation judiciaire dans les procédures
civiles, en particulier dans la procédure de divorce où le juge
aux affaires familiales a la faculté d'y recourir
si on le lui
demande.
Il est dommage qu'à La Réunion, contrairement à ce qui
se fait au Tribunal de Paris et dans d'autres grandes villes de province,
il y a encore trop de freins, les mentalités ne changent pas assez
vite, des réticences perdurent chez les avocats. Ils craignent d'être
dépossédés d'une partie de leurs prérogatives
et de ne plus pouvoir multiplier les procédures. Ce sont des chefs
d'entreprise et non des travailleurs sociaux ! Un avocat-médiateur
familial est une espèce rare en France alors qu'ils sont des centaines
au Canada.
Quels sont les objectifs de la médiation familiale ?
Il y en a trois principalement, à savoir :
¢ Aider les parents, à tout moment de la séparation, avant, pendant et après la procédure, à prendre des décisions communes et mûrement réfléchies concernant leurs enfants, dans un lieu neutre où tout ce qui est dit est confidentiel;
¢ Aider les parents à maintenir, chacun à leur manière, et quoi qu'il arrive, une relation stable avec leurs enfants, et à continuer à tenir leurs rôles conjoint de parents malgré et au delà de la fin de leur union;
¢ Fournir aux parents une alternative aux procédures conflictuelles à répétition qui se terminent le plus souvent par des pertes importantes tant au plan émotionnel que financier.
Vous aurez remarqué que j'ai à chaque fois parlé des parents et non pas des conjoints, car, en effet, ils s'agit, en médiation familiale, de "faire mourir le conjugal en douceur pour maintenir ou reconstruire le parental".
La médiation familiale, qui est une nouvelle approche de la rupture,
est encore trop mal connue au point que, souvent, le médiateur familial
est confondu avec le médiateur pénal que l'on trouve dans les
Maisons de Justice et du Droit, chargé par le Procureur de la République
de régler les incivilités et les petits délits, pour
désengorger les Tribunaux de Police et les Tribunaux correctionnels.
La médiation pénale consiste à faire le rappel à
la loi, à faire cesser le délit, à faire en sorte qu'il
n'y ait pas récidive, et que la victime soit indemnisée.
Cette procédure ne nécessite pas de formation particulière
si ce n'est une sensibilisation au droit et aux procédures pénales.
Il est plutôt fait appel aux qualités naturelles du médiateur
pénal et à son bon sens.
Cela ne veut pas dire qu'ils sont inefficaces, mais quand ils sont saisis de délits consécutifs à un conflit familial très dur, tels que violences intra-familiales, non paiement de pension alimentaire ou encore non représentation d'enfant, il n'est pas rare que le fond du problème n'est pas abordé car trop ancré, trop long à démêler, si bien que la médiation pénale échoue et la plainte retourne au Parquet pour être audiencée.
La médiation familiale peut être définie comme étant
un processus de résolution des conflits familiaux où les couples
demandent ou acceptent l'intervention d'une tierce personne impartiale qualifiée
médiateur familial.
Le rôle de ce professionnel est d'amener les deux personnes à
trouver elles-mêmes les bases d'un accord durable et mutuellement acceptable
tenant compte des besoins de chacun des membres de la famille, et particulièrement
de ceux des enfants dans un esprit de co-responsabilité parentale.
Comment se pratique concrètement la médiation familiale ?
Dans un lieu neutre et accueillant, le médiateur se trouve au même
niveau que les "médiants" selon une disposition que j'appelle
"la triangulaire", sans bureau ni table, que des chaises et un grand
tableau papier.
Dans cet espace où la confidentialité est de rigueur, les personnes
auront l'occasion de se dire leurs souffrances. Il leur sera permis pour une
fois de s'écouter. Elles pourront communiquer de nouveau, leurs émotions
seront régulées, pour leur permettre de mieux connaître
leurs besoins respectifs et surtout ceux de leurs enfants.
C'est au médiateur :
o de veiller à l'équilibre de la circulation de la parole
o à les accompagner dans la gestion des conséquences de la rupture
consommée ou à venir
o à leur proposer un éventail d'options et à les aider
dans le choix de celles qui leur conviendront le mieux.
Rompre n'est pas chose facile car les personnes en souffrance n'ont pas suffisamment
de recul pour se projeter dans l'avenir.
Elles sont incapables de faire abstraction de ce qui les fait souffrir pour
discerner les éléments positifs qui pourraient leur servir de
tremplin pour la construction d'un autre mode de vie pour elles et leurs enfants
et où chacun aura sa place.
Il faut donc, au cours des séances de médiation, en réserver
une pour parler du passé, pour que les souffrances soient dites et
entendues par les deux.
C'est souvent pénible, difficile, avec beaucoup d'émotions,
mais une fois que cela est fait, on ne revient plus sur le passé, pour
aborder le présent et envisager l'avenir.
Si le passé refait surface au cours des autres séances, la médiation
ne peut plus se poursuivre; il y a blocage;
Il faut alors faire "caucus" comme on dit dans notre jargon, à
savoir que le médiateur prend la personne à part, il essaye
de défaire le nud avant de les remettre ensemble pour poursuivre
la médiation.
Si ce n'est pas possible, il est préférable de reconnaître
ses limites et de passer le relais à d'autres intervenants, thérapeutes,
juristes etc
qui aideront le médiateur à débloquer
la situation avant la reprise des séances.
Une médiation globale comprend 6 à 8 séances qui vont
de l'aide à la décision de se séparer jusqu'au partage
des biens, en passant par la fixation de la résidence des enfants et
la contribution financière pour leur entretien et leur éducation.
A la fin des séances de médiation, un projet d'entente est élaboré
par le médiateur familial qui reprend point par point les accords trouvés
par les parties.
Les enfants sont informés par leurs parents en présence du médiateur
des décisions qui les concerne.
Le projet d'entente est remis à l'avocat qui le met en forme avant
de le faire entériner par le juge au cours de la procédure.
Si le médiateur familial ne remplace pas l'avocat ou le thérapeute,
ne se substitue ni au notaire ni au fiscaliste, il doit cependant, en plus
de ses compétences, avoir les qualités suivantes :
Savoir créer un climat de confiance et de convivialité
Savoir assurer sa crédibilité
Etre clair dans son rôle de médiateur
Savoir entrer en empathie avec les médiants
Avoir de l'humour pour dédramatiser les situations et détendre
l'atmosphère
Etre créatif
Garder le contrôle du processus de médiation
Savoir réguler ses propres émotions pour réguler celles
des médiants
Pouvoir détecter chez l'un deux une souffrance ou un besoin qui ne
sera pas traité en médiation et le renvoyer vers d'autres professionnels
Connaître ses limites et faire preuve d'humilité;
Concernant les enfants que le médiateur fait venir au moment opportun
, c'est à dire lorsque le degré d'émotivité des
parents est au plus bas, il doit :
" Avant tout avoir une bonne approche des enfants
" Trouver les mots justes (les enfants ont besoin de vérité)
et user de métaphores en fonction de leur âge
" Utiliser tout moyen d'expression : dessin, écriture, jeu etc
Pour terminer, je vous dirai ce qui me plait dans la médiation :
c'est que rien n'est figé. La capacité d'adaptation du médiateur
aux situations les plus variées est extraordinaire. De ce fait, la
médiation est elle aussi en perpétuelle évolution.
A vous de jouer.
Je vous remercie de votre attention.